Il était une fois,

il n’y a pas si longtemps, dans un tout petit village de Wallonie appelé Castillon, une petite sorcière qui ressentait beaucoup, beaucoup d’amour et de respect pour la Nature et les humains. On l’appelait Larissa. Regarder une fleur médicinale du jardin, se poser contre ce vieil arbre tordu pour écouter ce que le vent avait à lui dire, et confectionner ses propres plats, onguents et savons avec les herbes et les huiles de la terre… l’emplissaient d’un sentiment profond d’accomplissement. Dame Nature l’inspirait. Souvent, lorsque son cœur débordait de joie et de gratitude, on pouvait la voir danser quelques pas de gigue en sortant son pain du four, en allant cueillir les fleurs de camomille qui serviraient au thé, ou encore en se lavant le corps de mousse d’un savon qu’elle avait confectionné elle-même.

 

Un soir de pleine lune, alors que les ombres destructrices de la planète venaient tourmenter cette petite sorcière sensible, que ses gémissements se mêlaient aux pleurs des loups, aux cris des oiseaux et des arbres pour se perdre dans le désespoir de la nuit, elle décida de transformer ses larmes en lumière, ses pensées en actes, et de partager les bienfaits et senteurs de son labeur, pour répandre plus d’amour encore, plus loin, jusqu’à mille lieues autour de sa chaumière.

Elle se mit alors à l’écoute de la petite voix qui murmurait au fond d’elle ce qu’elle avait compris cent fois sans mots. Et elle se mit à l’ouvrage, sans s’inquiéter du jour ou de la nuit.

Quelques temps plus tard, on put voir s’échapper de son chaudron des flocons de fleurs et d’herbes folles. Des odeurs de rose, de jasmin, de patchouli, de gingembre, s’échappant par la cheminée, embaumaient tout le village. On entendait aussi des coups, des crissements, des craquements. Mais que faisait-elle donc ?

Guidées par l’odeur, quelques voisines curieuses et amusées se rendirent chez la petite sorcière... De son fragile séchoir et de ses mains frêles, les cheveux en bataille, la joie au bord des yeux et la satisfaction dans le ventre, elle sortit quelques merveilleux savons parfumés aux huiles tellement essentielles. Certains effluves étaient délicats, d’autres affolants, d’autres encore, stimulants. Et tous ces savons étaient beaux, naturels, et bien gras. Les dames du village furent si charmées qu’après leur passage il n’en resta plus un, si bien que la petite sorcière se remit rapidement à la besogne : fleurs, huiles, joie et enthousiasme en bandoulière pour fabriquer beaucoup, beaucoup d’autres savons.

 

Le bruit se répandit qu’une sorcière s’amusait à créer des bulles et des senteurs avec l’or de la Nature, les plus précieux extraits de plantes, et qu’elle choisissait de ne mettre que les matières les plus nobles issues du monde végétal, sans sacrifier le monde animal. Alors, des femmes, des hommes et des enfants venants parfois de contrées très éloignées se mirent à lui réclamer des potions pour la peau, la bouche, les cheveux… La petite sorcière se faisait une joie d’écouter les forces les plus précieuses de la Nature, pour les mettre en flacon et répondre alors aux demandes de chacun.

 

C’est ainsi qu’est née la très large gamme de savons et cosmétiques de la Petite Sorcière, pour le plaisir des cœurs les plus sensibles au respect de la Terre de nos enfants.

Aujourd’hui encore, ses potions ravissent les plus petits et les plus grands, que leur peau soit délicate ou capricieuse.

 

Entrez donc dans sa chaumière. Osez sentir et découvrir les fruits saponifiés d’un travail empreint de cœur et de savoir-faire.

Texte magnifié par Christine Lambert

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